Activités atout-faune
Objectifs
Les élèves devraient pouvoir
- retrouver la source de certains aliments et voir l'effet
de ce prélèvement sur la faune et l'environnement jusqu'au
stade de la consommation,
- recommander, en les expliquant, certaines habitudes alimentaires
qui seraient profitables à la faune et à l'environnement.
Activités
Les élèves recherchent la source des aliments, font des diagrammes
des effets de leur prélèvement sur l'environnement et mettent
en pratique leurs connaissances ainsi acquises en modifiant
certains de leurs choix de consommateurs.
Contexte
REMARQUE : cette activité constitue un excellent
résumé de « Qu'est-ce qu'on mange ? » surtout pour les petits.
Nous faisons tous, dans notre vie de tous les jours, des
choix qui ont certains effets sur la faune et l'environnement.
Comme la plupart de ces effets sont indirects, nous n'en sommes
pas toujours conscients. Le choix de la nourriture que nous
mangeons a, par exemple, de nombreuses implications pour la
faune et l'environnement.
L'endroit choisi pour la culture et la manière de cultiver
ont leur importance. Nous savons, par exemple, que la disparition
de sites naturels constitue l'un des problèmes les plus graves
pour la faune. Ces sites peuvent disparaître au profit de
l'agriculture ou de la construction, qu'elle soit industrielle,
commerciale ou résidentielle. Les humains ont besoin de se
nourrir et la manière dont on fait pousser les aliments est
très importante, de même que la manière dont on traite la
terre pour la culture. Les exploitants agricoles peuvent maintenir
et améliorer l'habitat des animaux sauvages tout en cultivant
et récoltant. Ils peuvent s'inquiéter des incidences de leurs
méthodes de culture. Pour l'agriculture industrielle, on emploie
couramment des engrais inorganiques et organiques. Ces composés
peuvent être entraînés dans les sources d'eau par ruissellement
ou migration dans les sols. Dans les lacs, par exemple, ces
eaux de ruissellement peuvent entraîner une prolifération
végétale, d'algues notamment. Cette augmentation excessive
risque de polluer les eaux, les rendant impropres à toute
vie animale, c'est-à-dire aux poissons, aux amphibiens, aux
insectes et aux arthropodes et, par voie de conséquence, aux
oiseaux et aux mammifères qui s'en nourrissent.
La pulvérisation d'insecticides et d'herbicides a aussi des
répercussions sur l'environnement, donc sur la faune. Il est
clair que si les pesticides entraînent la disparition des
sources d'alimentation des animaux, ils migrent ou disparaissent.
Les effets peuvent être indirects, comme dans les cas de l'accumulation
de ces pesticides dans le corps d'animaux tels que les oiseaux
de proie, les poissons et les mammifères (dont font partie
les humains).
Tout le mal ne vient cependant pas des méthodes d'exploitation
agricole. Les industries de transport, de transformation,
de conditionnement et de commercialisation y ont leur part.
Les ressources naturelles auxquelles on a recours, pour faire
passer la nourriture de sa source au consommateur, ont une
grande importance. On peut citer l'augmentation de la prospection
et de l'exploitation des combustibles fossiles dont on a besoin
pour transporter ces aliments de l'endroit où on les cultive
à celui où on les consomme, pour les transformer et souvent
pour les conditionner (comme lorsque l'emballage est une matière
plastique dérivée du pétrole). On peut se poser des problèmes
moraux, lorsqu'on considère l'incidence des méthodes utilisées
pour fournir des aliments aux humains et du choix des aliments
qu'on consomme, sur des plantes et des animaux donnés.
Si les élèves cherchent un mode de vie bénéfique pour leur
santé, ils nuiront moins, de ce fait, à la faune et à l'environnement;
ils peuvent commencer par faire attention à la nourriture
qu'ils consomment. Cette activité vise essentiellement à les
mettre sur cette voie.
Marche à suivre
- Les élèves font une liste des aliments qu'ils ont apportés
ou achetés pour leur repas de midi. Il importe de
ne pas oublier l'emballage dans lequel ces aliments sont
arrivés.
- Chaque élève choisit un aliment pour remonter à sa source,
c'est-à-dire chercher où et comment il a été cultivé ou
produit, comment il a été récolté, transporté, emballé et
mis à sa disposition pour sa consommation. L'élève fait
ensuite un diagramme du chemin suivi par l'aliment en question.
(À ce stade, il faudra sans doute obtenir des renseignements
supplémentaires. )
- L'élève ajoute au diagramme des dessins montrant les
atteintes éventuelles à la faune et à l'environnement qui
ont pu se produire tout le long du chemin.
- L'élève rend compte de son travail à la classe, en se
servant de son diagramme pour illustrer ses explications
concernant le chemin suivi par l'aliment, et les atteintes
éventuelles à la faune et à l'environnement, aux différentes
étapes.
- Les élèves discutent de leurs conclusions et les résument.
- Chacun réfléchit à ce qu'il pourrait changer dans son
repas pour qu'il soit moins nuisible à l'environnement et
à la faune. Justifiez ce changement et évaluez ses conséquences.
Si, après vérification, chaque nouvelle habitude semble
être utile, proposez aux élèves de la mettre en pratique
pendant une semaine. Ce délai passé, les élèves rendent
compte de leur expérience. Ont-ils réussi à mettre en pratique
leurs nouvelles habitudes ? Qu'est-il arrivé ? S'ils n'ont
pas réussi, pourquoi ? S'agit-il d'un oubli ?
S'ils y sont parvenus, ont-ils procédé ou pensé à d'autres
changements ? Dans l'affirmative, lesquels ?
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