Fédération Canadienne de la Faune
Programmes NATURE
Connexions NATURE
Ateliers NATURE
Ressources NATURE
Facilitateurs NATURE
Newsletter
Columbine
 
Education NATURE Education NATURE
Accueil FCF
 
Éducation NATURE
english à notre sujet contactez nous quoi de neuf carte du site
Programmes NATURE

imprimer cette page

Imprimer
cette page

Contrecoups du changement climatique*

Renseignements généraux

Niveaux : de la 4e à la 9e année
Durée : de 30 à 45 minutes
Taille du groupe : de 15 à 45 élèves
Matériel : Aaire de jeu à l'intérieur ou à l'extérieur — gymnase ou grand terrain où les élèves peuvent courir; tableau à feuilles mobiles ou tableau noir; matériel d'écriture; carton bristol; attache papier; flèche tournante (aiguille d'horloge en plastique)
Sommaire : Les élèves jouent le rôle d'ours polaires et d'éléments d'habitat pour démontrer les effets du changement climatique sur la toundra arctique.

Résultats d'apprentissage :

Les élèves devraient pouvoir :

  • comprendre que toutes les choses vivantes ont besoin d'un habitat en santé, qui inclut de la nourriture, de l'eau, un abri et de l'espace;
  • reconnaître que les fluctuations des populations d'espèces sauvages sont naturelles parce que les habitats subissent constamment des changements et que la nature n'est jamais en équilibre permanent;
  • déterminer comment le changement climatique peut menacer l'équilibre fragile de la nature.

Contexte

L'habitat comporte quatre éléments — nourriture, eau, abri et espace — combinés de manière à assurer la viabilité des choses vivantes. Si l'un ou l'autre de ces éléments est absent, endommagé ou modifié, leurs capacités sont alors réduites. Les populations d'espèces sauvages fluctuent naturellement sous l'influence de divers facteurs stimulants et limitants, qui maintiennent les populations à des niveaux prévisibles. Cet « équilibre naturel » n'est pas statique, mais présente des oscillations, et les nombres de bêtes varient constamment suivant l'abondance ou l'absence des divers éléments de l'habitat.

Cette activité dynamique permettra aux élèves de constater que tous les éléments sont liés dans la nature, qu'un habitat équilibré assure le maintien des choses vivantes, que les populations sauvages fluctuent en fonction de la disponibilité de la nourriture, de l'eau, des abris et de l'espace, et que le changement climatique pourrait causer le déséquilibre de ce système délicat.

Les effets lourds de conséquences du changement climatique seront les plus désastreux dans l'Arctique canadien, une des régions de la Terre où le réchauffement est le plus rapide. Comme les températures hivernales pourraient augmenter de 5 à 10° C au cours du siècle actuel, les habitats du nord pourraient subir les répercussions climatiques les plus graves de toutes : chutes de neige plus abondantes, érosion des rivages, fonte du pergélisol et océans plus chauds et plus profonds. L'impact le plus grave pourrait être la rétraction de la glace marine de l'Arctique. Cette plate-forme gelée faut partie intégrante de la vie d'une grande diversité d'espèces comme l'ours polaire, le phoque annelé et le morse, qui se nourrissent, voyagent et se reproduisent sur cette vaste étendue. Les algues qui vivent sous la glace marine constituent la base du réseau trophique marin polaire qui nourrit le plancton, les copépodes, les poissons, les oiseaux de mer et les mammifères. L'épaisseur moyenne de la glace marine a diminué de 40 % au cours des trois dernières décennies, mettant en danger l'avenir de ce réseau de vie.

L'ours polaire risque de perdre l'habitat gelé dont il a besoin pour chasser le phoque annelé, sa proie principale. À mesure que le climat se réchauffe, la glace marine pourrait se détacher plusieurs semaines plus tôt au printemps, réduisant la durée de la période d'alimentation avant la venue de l'été, lorsque ce mammifère jeûne. Des périodes plus chaudes durant les saisons froides pourraient aussi causer la destruction des abris de neige des phoques annelés, réduisant les chances de survie des petits et privant les ours polaires de nourriture. La masse corporelle des femelles sera réduite, ce qui rendra plus difficile l'allaitement des oursons. Les biologistes ont déjà noté un déclin marqué des taux de naissances de certaines populations et craignent que l'état physique des animaux s'aggrave.

Marche à suivre

  1. Commencez par présenter les éléments de l'habitat — nourriture, eau, abri et espace — et expliquez que ces quatre éléments sont essentiels à la survie de toutes les choses vivantes. Dites aux élèves qu'ils vont participer à une activité portant sur l'habitat du nord et sur les menaces que pose le changement climatique. Décrivez les dangers qui menacent l'ours polaire pour illustrer comment le changement climatique de la toundra arctique pourrait faire en sorte que l'habitat ne réponde plus à ses besoins essentiels.

  2. Écrivez la rubrique « Changement climatique et ses effets sur l'habitat de l'Arctique » sur un tableau à feuille mobile ou un tableau noir. Inscrivez des répercussions positives et négatives du changement climatique sur la nourriture, l'eau, l'abri et l'espace. Par exemple :
    • petits fruits, herbacées et autres plantes alimentaires plus abondants grâce au réchauffement des températures et aux saisons de culture plus longues;
    • moins de proies à cause de la fonte prématurée de la glace de mer, de l'effondrement des abris de neige des phoques annelés et des saisons de chasse plus courtes;
    • plus d'abris de mise bas en raison de la neige plus abondante;
    • moins d'abris à cause de l'effondrement des tanières de neige, de l'érosion des rivages et de la fonte du pergélisol;
    • plus d'eau potable à cause des précipitations accrues;
    • moins d'espace et mobilité réduite à cause de la glace de mer plus mince et moins étendue, ainsi que de l'érosion des côtes.

  3. Fabriquez une « roulette climatique » en utilisant une feuille de papier bristol taillé en cercle divisé en six pointes et une flèche tournante maintenue en place au moyen d'une attache papier. Écrivez dans chaque pointe un effet différent sur l'habitat résultant du changement climatique (voir les six exemples susmentionnés).

  4. Amenez les élèves dehors sur un terrain gazonné ou dans une grande salle à l'intérieur de l'école. Demandez aux élèves de se numéroter de 1 à 5. Tous les « 1 »vont d'un côté et tous les « 2 », « 3 », « 4 » et « 5 » vont de l'autre côté. Tracez sur le sol ou le plancher deux lignes parallèles espacées de 10 à 20 mètres. Les « 1 » se placent derrière une ligne, tous les autres élèves se placent derrière l'autre.

  5. Attribuez un rôle à chaque groupe. Les « 1 » représentent les ours polaires, les « 2 » représentent de la nourriture, les « 3 » représentent de l'eau, les « 4 » représentent des abris et les « 5 » représentent de l'espace. Expliquez que, ensemble, ils représentent les ours polaires et les éléments de leur habitat, en quantités suffisantes; l'ours polaire aura besoin de trouver de la nourriture, de l'eau, un abri et de l'espace pour survivre. Lorsqu'un ours polaire est à la recherche de nourriture, l'élève pose ses mains sur son ventre. Lorsqu'il est à la recherche d'eau, il les porte à sa bouche. Lorsqu'il est à la recherche d'un abri, il les croise au-dessus de sa tête. Lorsqu'il est à la recherche d'espace, il étend les bras de chaque côté. Les ours polaires peuvent chercher à satisfaire un de leurs besoins au cours de chaque phase de l'activité, mais ils ne peuvent pas changer d'élément en cours de phase. S'ils survivent, ils peuvent essayer de satisfaire un autre besoin au cours de la phase suivante.

  6. Les « 2 », « 3 », « 4 » et « 5 » conservent le rôle qui leur est attribué au cours de la première phase, représentant les éléments de l'habitat de la même façon que les ours polaires montrent ce qu'ils cherchent — mains sur le ventre pour représenter de la nourriture, mains sur la bouche pour représenter de l'eau, et ainsi de suite.

  7. Au début du jeu, chaque joueur se trouve derrière sa ligne (les ours polaires d'un côté et les éléments de l'habitat de l'autre) et tourne le dos aux élèves qui sont derrière l'autre ligne. Commencez la première phase en demandant à tous les élèves de montrer leur signe : chaque ours polaire montre ce qu'il cherche, et chaque élément de l'habitat, ce qu'il représente. Accordez quelques moments aux élèves pour mettre leurs mains en place — sur leur ventre, sur leur bouche, au-dessus de leur tête — ou les bras étendus de chaque côté.

  8. Comptez un, deux, trois. À trois, les ours polaires et les éléments de l'habitat se retournent pour se faire face en montrant distinctement leurs signes. Lorsque les ours polaires voient l'élément qu'ils recherchent, ils courent dans sa direction. Les éléments de l'habitat demeurent en place sur leur ligne. Chaque ours polaire doit faire le signe de ce qu'il cherche jusqu'à ce qu'il atteigne un élève faisant le même signe que lui. S'il réussit, il ramène l'élément en question derrière la ligne des ours polaires. C'est une façon d'indiquer que l'ours polaire a réussi à satisfaire à ses besoins et qu'il a pu se reproduire. Tout ours polaire qui ne réussit pas à trouver la nourriture, l'eau, l'abri ou l'espace qu'il lui faut, meurt et se joint aux éléments de l'habitat pour la deuxième phase. Lorsque plusieurs ours polaires visent un même élément de l'habitat, c'est celui qui l'atteint le premier qui survit. Les éléments de l'habitat demeurent en place sur leur ligne jusqu'à ce qu'un ours polaire ait besoin d'eux.

  9. Au cours de la deuxième phase, le changement climatique commence à se faire sentir. Démontrez comment la « roulette climatique » fonctionne. Faites tourner la flèche et attendez qu'elle s'arrête dans un secteur d'effet sur l'habitat. Par exemple, si elle s'arrête sur « petits fruits, herbacées et autres plantes alimentaires plus abondants grâce au réchauffement des températures et aux saisons de culture plus longues », les élèves qui représentaient de la nourriture au cours de la première phase jouent ce même rôle. Ceux qui représentaient de l'eau, un abri ou de l'espace peuvent représenter de la nourriture s'ils le désirent. Si la flèche s'arrête sur « moins de proies à cause de la fonte prématurée de la glace de mer, de l'effondrement des abris de neige des phoques annelés et des saisons de chasse plus courtes », les élèves qui représentaient de la nourriture au cours de la première phase peuvent changer de rôle. Ceux qui représentaient de l'eau, un abri ou de l'espace jouent encore les mêmes rôles. Laissez les élèves s'exercer à réagir à la roulette climatique avant de passer à la phase deux.

  10. Laissez le jeu se dérouler une quinzaine de fois, faisant tourner la flèche de la roulette climatique de sorte que les élèves représentant des éléments de l'habitat soient les seuls à voir où la flèche s'est arrêtée avant d'adopter les signes appropriés. Notez le nombre d'ours polaires présents au début du jeu et à la fin de chaque phase. Gardez un rythme soutenu et les élèves vont bien s'amuser.

  11. À la fin des 15 phases, rassemblez les élèves pour discuter de l'activité. Encouragez-les à dire ce qu'ils ont constaté. Ils ont pu voir, par exemple, les ours polaires subvenant amplement à leurs besoins au départ. Puis, la population d'ours polaires a peut-être augmenté au cours des quelques phases suivantes, jusqu'à ce que son habitat ne lui convienne plus à cause du changement climatique. À ce moment-là, de nombreux ours polaires sont morts de faim, de soif, de manque d'abris ou d'espace.

  12. Utilisez un tableau à feuilles mobiles ou un tableau noir pour inscrire les fluctuations du nombre d'ours polaires notées durant l'activité. Chaque phase représente une année dans la vie de la population d'ours polaires. Au début du jeu, c'est la première année, et chaque phase correspond à une année de plus, sur une durée de 15 ans. Par exemple :
    nombre de caribous
  13. Demandez aux élèves de résumer ce que cette activité leur a appris. De quoi les animaux ont-ils besoin pour survivre ? Quels sont les effets du changement climatique sur leur habitat ? Comment influent-ils sur la survie des ours polaires et des autres espèces ? Les populations d'animaux sauvages sont-elles statiques ou ont-elles tendance à fluctuer dans le cadre d'un « équilibre naturel » global ? De quelle manière le changement climatique pourrait-il avoir des répercussions sur cet équilibre ?

Évaluation

  1. Quels sont les quatre principaux éléments de l'habitat ?

  2. Quelles sont certaines répercussions du changement climatique sur l'habitat ? Donnez quatre exemples.

*Cette activité est fondée en partie sur « Cerf, cerf, es-tu là ? » du Guide des activités Atout-faune.

 

Nouvelles-éclair

Cherchez des activités à faire en classe ou des projets à réaliser en plein air dans ce site Web, selon les thèmes des programmes de science de la nature décrits dans le Cadre des résultats d'apprentissage des sciences de la nature ou les programmes Éducation-nature.

Recherche par curriculum
Recherche par programme

 Recherche mot-clé

Adaptation au curriculum

Visionnez les documents indiquant des liens entre les programmes d'Éducation-nature et le programme de sciences de votre région (anglais seulement).
Cliquez

 


accueil | anglais | à notre sujet | contactez-nous | quoi de neuf | carte du site
Programmes NATURE | Connexions NATURE  | Ateliers NATURE  
  Ressources NATURE | Facilitateurs NATURE

Copyright © 2006 Fédération canadienne de la faune