Éducation-océan
Leçon no 2 : Une chaîne
naturelle*
Aperçu de la leçon
Sommaire : Les élèves
forment un cercle interconnecté pour démontrer
quels sont les éléments d'un habitat et les
répercussions de la perte d'habitats.
Durée : 20 minutes
Nombre : Un groupe de 15 à 45
élèves
Matériel : Aucun
Résultats d'apprentissage
Les élèves pourront :
- comprendre que toutes les choses vivantes, y compris
les êtres humains, dépendent d'habitats particuliers
qui comprennent de l'eau propre et suffisamment d'espace.
- décrire les éléments d'un habitat
faunique.
- décrire comment les activités humaines
peuvent faire du tort aux habitats océaniques.
Contexte
Les humains et les espèces sauvages ont certains besoins
fondamentaux en commun. Toute forme de vie a besoin d'une
endroit pour vivre. Le milieu dans lequel elle vit s'appelle
« habitat ». Celui-ci offre nourriture,
eau, abri et espace (voir Notes
à l'intention des enseignants). Si certains éléments
de l'habitats sont absents ou sont touchés sérieusement
de sorte que leur arrangement ne répond plus aux besoins
d'un animal ou d'une population faunique, il n'y a aucun doute
que cela aura des conséquences qui sont parfois catastrophiques.
Les êtres humains font d'énormes torts aux espèces
océaniques en remplaçant leurs habitats par
des exploitations humaines ou en les polluant de sorte qu'ils
ne peuvent plus répondre aux besoins des collectivités
naturelles. Voici quelques exemples des répercussions
des exploitations humaines sur les habitats :
- Les ours polaires habitent des régions recouvertes
de glace, exigeant d'énormes domaines vitaux de 50 000
à 350 000 kilomètres carrés, selon
leur accès à de la nourriture, à des
compagnons ou compagnes et à des aires de mise bas.
Parmi les principales menaces visant cette espèce,
mentionnons la bioaccumulation
et la perte des habitats envahis par l'être humain,
notamment les exploitations minières et les plates-formes
pétrolières.
- Des espèces menacées comme la tortue luth
et le pluvier siffleur ont besoin de plages sablonneuses
pour nicher et pondre leurs oeufs. Les gens construisent
des maisons et des hôtels, jouent et conduisent même
des véhicules tout terrain sur ces mêmes plages,
privant ainsi la tortue luth et le pluvier siffleur d'espaces
et d'abris vitaux.
- Les marais salés côtiers sont des régions
fortement productives pour les plantes, la sauvagine, les
crustacés et les poissons. Bon nombre de gens considèrent
ces habitats comme des zones inutiles, et ils y font du
dragage ou du remblayage pour y bâtir des quartiers
domiciliaires. Résultat : un grand nombre de
plantes et d'animaux perdent leur nourriture et l'espace
dont ils ont besoin pour survivre.
- Les estuaires sont des habitats côtiers extrêmement
productifs. Les gens construisent des villes et des métropoles
dans ces lieux et permettent souvent le rejet des eaux usées
non épurées et d'autres contaminants dans
ces estuaires, empoisonnant une grande variété
d'espèces sauvages, en particulier les crustacés.
Résultat : Bon nombre d'espèces n'ont
plus accès à de l'eau, à de la nourriture
et à des espaces salubres.
Marche à suivre
- Présentez le concept de l'habitat. Demandez aux
élèves ce dont ils ont besoin pour survivre
et regroupez ces besoins dans les quatre catégories
de l'habitat : nourriture, eau, abri et espace (certains
pourraient se retrouver dans une cinquième catégorie
-- « autre »). Expliquez que toutes
les choses vivantes doivent pouvoir satisfaire à
leurs besoins dans les quatre catégories. Dans cette
activité, les élèves formeront un habitat
pour des animaux marins et constateront ce qu'il arrive
si un ou plusieurs besoins des bêtes ne sont pas satisfaits.
- Amenez vos élèves dehors, sur l'herbe, ou
dans un grand espace dégagé à l'intérieur.
Demandez aux élèves de se numéroter
de « un » à « quatre ».
Tous les « un » vont dans un coin, les
« deux » dans un autre, etc., laissant
un espace libre au milieu.
- Utilisant l'ours polaire ou une autre bête marine
comme exemple, attribuez à chaque groupe a élément
nécessaire à l'habitat comme suit : les
« un » représentent la nourriture
(phoques), les « deux » représentent
l'eau (pluie et neige), les « trois »
représentent des abris (des tanières construites
dans des bancs de neige ou dans le sol) et les « quatre »
représente l'espace (la haute mer et les banquises).
- À présent, les enfants vont former un cercle,
composé des chaînes nourriture-eau-abri-espace.
Un élève de chaque groupe s'avance vers l'espace
dégagé, et les quatre se mettent côte
à côte, face au centre du futur cercle. Quatre
autres élèves -- un de chaque groupe -- s'ajoute
au cercle, puis d'autres, quatre à la fois, jusqu'à
ce que tous les enfants forment un cercle dans l'ordre.
- Tous les élèves devraient maintenant se
trouver épaule contre épaule, faisant face
au centre du cercle.
- Demandez aux élèves de faire un quart de
tour vers la droite, avançant en même temps
d'un pas vers le centre du cercle. Ils vont alors se retrouver
l'un derrière l'autre, en cercle, chaque élève
regardant l'arrière de la tête de l'élève
devant lui ou elle.
- Demandez à chacun d'écouter attentivement.
Chaque enfant met ses mains sur les épaules de celui
qui se trouve devant lui. Au compte de trois, les élèves
vont s'asseoir sur les genoux de la personne qui se trouve
derrière, tout en gardant les genoux serrés
pour recevoir l'élève qui se trouve devant.
Vous dites alors : « Ensemble, vous représentez
un habitat convenant bien à l'ours polaire -- nourriture,
eau abri et espace, bien agencé. »
- Les enfants peuvent maintenant se laisser tomber ou s'asseoir.
Lorsque les rires se sont tus, discutez avec eux des éléments
indispensables à un habitat convenable pour l'être
humain et la faune.
- Lorsque les enfants ont compris que nourriture, eau, abri
et espace sont essentiels à la survie des animaux
et forment un habitat convenable, invitez-les à répéter
l'activité. Rappelez-leur qu'ensemble, ils représentent
l'habitat de l'ours polaire. Cette fois-ci, demandez-leur
de demeurer en position assise. Mentionnez alors certaines
menaces à l'habitat. Par exemple, expliquez que le
changement climatique pourrait réduire les périodes
durant lesquelles les banquises sont présentes. Retirez
du cercle quelques élèves représentant
« l'espace ». Dites ensuite qu'en raison
de la réduction des banquises qui servent de plates-formes
pour la chasse au phoque, les ours polaires auront un accès
réduit à leur nourriture. Retirez du cercle
quelques élèves représentant la « nourriture ».
Ensuite, expliquez que les exploitations minières
et le forage pétrolier vont entraîner la perte
d'aires de mise bas. Retirez du cercle quelques élèves
représentant les « abris ». Le
cercle va finir par s'effondrer. Demandez aux élèves
quel sera le sort de l'ours polaire lorsque son habitat
ne répondra plus à ses besoins.
- Faites dire aux enfants ce qu'évoque pour eux cet
exercice. Demandez-leur de résumer les principales
notions acquises. Traitez des éléments suivants :
- On peut appeler habitat la nourriture, l'eau, l'abri
et l'espace, présents dans la combinaison voulue.
- L'être humain et les espèces marines
dépendent de leur habitat.
- La disparition d'un des éléments d'un
habitat aura de graves conséquences sur les animaux
qui y vivent.
- L'être humain endommage ou détruit souvent
des habitats marins par l'exploitation ou il les rend
impropres à cause des changements climatiques
ou de la contamination. Voir les Notes
à l'intention des enseignants pour obtenir
d'autres exemples.
Modifications pour les élèves plus jeunes
ou ayant une déficience
Il pourrait être impossible pour les élèves
plus jeunes ou ayant une déficience de s'asseoir sur
les genoux d'un autre élève. Si c'est le cas,
suivez les directives jusqu'à l'étape 6. Les
enfants mettent leurs mains sur les épaules de l'élève
qui se trouve devant eux et, au lieu de s'asseoir, ils font
circuler une « pression » autour du cercle
(chaque enfant serre les épaules de l'élève
qui se trouve devant après que ses propres épaules
ont été serrées par l'élève
se trouvant derrière lui). Choisissez l'élève
qui commencera la « pression ». Si la
« pression » fait le tour du cercle et
revient à l'élève qui a commencé
la « pression », l'habitat est suffisamment
complet pour permettre à l'animal de survivre. Retirez
des élèves du cercle, mais ne permettez pas
à ceux qui y sont encore de réduire le cercle.
Tôt ou tard, les élèves du cercle seront
trop éloignés les uns des autres pour faire
circuler la « pression ». Alors, l'habitat
n'est plus convenable.
Évaluation
- Les élèves devraient pouvoir nommer les
principaux éléments d'un habitat et les exigences
particulières de l'habitat de l'animal océanique
présenté dans cette activité.
- Les élèves devraient pourvoir nommer certaines
des principales menaces aux habitats océaniques.
*Cette activité a été adaptée
de l'activité « Une chaîne naturelle »
présentée dans le Guide des activités
Atout-faune.
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