Éducation-océan
Leçon no 1 : Nous vivons tous
dans des collectivités
Aperçu de la leçon
Sommaire : Les élèves
comparent les rôles dans des collectivités humaines
et océaniques et crée un réseau de rapports
réciproques au sein d'une collectivité océanique.
Durée : 20 minutes
Nombre : Plusieurs petits groupes de
trois à cinq élèves
Matériel : Feuilles de travail
de l'élève
Résultats d'apprentissage
Les élèves pourront :
- comprendre que tous les organismes vivants, y compris
les êtres humains, vivent dans des collectivités
qui incluent d'autres choses vivantes.
- expliquer les similitudes et les différences entre
les collectivités humaines et les collectivités
naturelles.
- illustrer les rapports qui existent entre au moins quatre
membres d'une collectivité aquatique.
Contexte
La collectivité est un concept écologique fondamental,
qui nous permet de comprendre comment de petits changements
près de chez nous peuvent entraîner de gros changements
dans des lieux éloignés. Autrement dit, une
collectivité naturelle contient des choses vivantes
dont les besoins fondamentaux de survie sont satisfaits dans
un même lieu comme un estuaire, un récif ou un
marais salé. Ces choses vivantes peuvent avoir des
répercussions les unes sur les autres de nombreuses
façons. Certaines mangent d'autres choses vivantes,
certaines se font manger. Certaines décomposent les
plantes et les matières animales mortes et, par le
fait même, libèrent des éléments
nutritifs utiles. Certaines fournissent un abri à d'autres.
Certaines modifient les conditions, créant ou éliminant
des habitats qui conviennent à d'autres. La liste des
rapports particuliers ou des rapports mutuels qui existent
entre les membres d'une collectivité est presque sans
fin. Ce qu'il importe de souligner, c'est que les incidences
sur une chose vivante entraîneront inévitablement
des répercussions sur d'autres formes de vie, qui sont
souvent invisibles.
Dans cette activité, les élèves découvrent
les rôle de divers membres d'une collectivité,
ainsi que leurs dépendances mutuelles.
Marche à suivre
- Discutez avec les élèves du concept de leur
propre collectivité. Où commence-t-elle et
où prend-t-elle fin ? Quels services sont offerts
par différents membres de la collectivités ?
(Par exemple, la production et la distribution alimentaire,
les abris, la collecte des déchets, les services
de police, etc.; ajoutez d'autres services inscrits sur
la feuille de travail de l'élève). Discutez
de certains de ces services et de quelle façons ils
représentent les interactions et les rapports mutuels.
Sur quels plans la collectivité est-elle autonome ?
Sur quels plans est-elle reliée à d'autres
collectivités ?
- Étudiez les similitudes et les différences
entre les collectivités humaines et océaniques.
Soulignez que les espèces qui fournissent des services
dans une collectivité océanique sont nombreuses.
Expliquez que les élèves examinerons un exemple
d'une collectivité océanique et tenteront
de découvrir les rapports mutuels existant au sein
de cette collectivité.
- Divisez la classe en groupes de trois à cinq élèves.
Distribuez les feuilles de travail no 1
et no 2. Demandez aux groupes
de nommer des membres des collectivités humaines
et des collectivités côtières du Pacifique
qui fournissent ces services. Demandez aux élèves
de dresser la liste des organismes de la collectivité
océanique et de dessiner des flèches entre
les organismes qui sont liés les uns aux autres.
- Facultatif : demandez aux élèves de
faire des recherches dans une autre collectivité
océanique et de décrire les services fournis
par les membres et les liens entre eux.
- Discutez des résultats, soulignant les points suivants :
- Les collectivités sont des collections de
choses vivantes.
- Certaines espèces migratrices comme les aigles
peuvent passer seulement un peu de temps dans une collectivité.
Peut-on dire qu'il s'agit de membres à part entière
de la collectivité ? Quelles sont les limites
réelles de la collectivité ?
- Les organismes au sein des collectivités interagissent
de nombreuses façons. Par exemple, de l'énergie
est transmise entre les membres d'une collectivité
par les réseaux trophiques (chaînes alimentaires).
Ou bien, un membre de la collectivité peut fournir
un abri à un autre membre. Qu'arrive-t-il lorsqu'une
espèce ou une membre de la collectivité
disparaît ?
- Il existe aussi une interaction entre des collectivités
distinctes. La leçon 2 explorera certaines façons
selon lesquelles les collectivités humaines dépendent
des collectivités océaniques.
Évaluation
Demandez aux élèves d'expliquer les conséquences
de la perte d'un membre de la collectivité pour au
moins quatre autres membres de cette collectivité.
Feuille de travail no 1 de l'élève :
Membres et interactions des collectivités
| Services |
Collectivité humaine
|
Collectivité côtière
du Pacifique
|
Autre collectivité océanique
|
| collecte des déchets |
|
|
|
| production alimentaire |
|
|
|
| production d'oxygène |
|
|
|
| entreposage et transfert d'aliments |
|
|
|
| épuration des eaux |
|
|
|
| production de fertilisants |
|
|
|
| fourniture d'abris |
|
|
|
Feuille de travail no 2
de l'élève : Membres de la collectivité
côtière du Pacifique
Les espèces suivantes vivent ensemble, au moins une
partie du temps, le long de la côte du Pacifique :
- Le varech est une plante qui pousse dans l'eau jusqu'à
40 mètres de profondeur au large des côtes.
Ces plantes forment de grandes « forêts »
sous-marines qui sont très productives. Utilisant
l'énergie solaire et les éléments nutritifs
qui se trouvent dans l'eau, certaines espèces de
varech peuvent pousser de près de 30 centimètres
par jour et atteindre des longueurs de plus de 30 mètres.
Ces forêts abritent une grande variété
d'animaux, y compris des loutres de mer, de nombreuses espèces
de poissons, des crabes, des oursins, des pieuvres et des
étoiles de mer. Le varech est aussi un aliment de
choix pour les oursins et les oreilles de mer.
- Les moules sont des mollusques qui se nourrissent des
restes de varech mort et d'autres algues, les éliminant
ainsi de l'eau.
- Les loutres de mer se nourrissent de petits poissons appelés
morues-lingues, d'oursins, de moules et d'autres animaux
des fonds marins. Elles exercent un contrôle important
sur le réseau trophique des forêts de varech.
Lorsqu'il y a très peu ou pas de loutres de mer,
les oursins peuvent devenir si nombreux qu'ils détruisent
les forêts de varech. À son tour, cette surabondance
a des répercussions sur les populations d'autres
animaux comme le saumon qui compte sur les forêts
de varech pour se trouver un abri et se nourrir.
- Les étoiles de mer se nourrissent d'oursins et
peuvent aider à contrôler les populations dans
les endroits moins vastes.
- Les phoques et les lions de mer vivent dans les régions
côtières où les poissons des forêts
de varech font partie de leur régime alimentaire.
- Les zones côtières du Pacifique sont également
peuplées d'épaulards qui se nourrissent principalement
de phoques et de lions de mer.
- Les gens capturent des poissons, y compris des saumons
qui passent une partie de leur vie dans les zones côtières.
Les gens mangent ces poissons ou les vendent pour gagner
leur vie.
- Les crevettes et les crabes vivent dans les zones côtières,
y compris les forêts de varech, et ils se nourrissent
de restes de plantes et d'animaux morts qui tombent au fond
de la mer.
- Les bactéries sont tellement minuscules qu'on oublie
souvent leur présence. Elles décomposent les
matières organiques mortes et les déjections
animales, produisant ainsi des nutriments pour les plantes
comme le varech.
- Les pygargues à tête blanche vivent dans
les forêts côtières et se régalent
de saumons qui remontent les rivières côtières
pour frayer.
|
 |