Pour mieux connaître les océans, dossier 7
Aperçu
Comment utiliser ce guide
Messages clés
Résultats d’apprentissage
Liens au programme-cadre
Notes à l’intention des enseignants
Plans de leçons
Fiches documentaires
Aperçu
Le thème de ce module d’apprentissage est « Le Canada ... une collectivité océanique ». Comme nous le savons fort bien, les êtres humains comptent sur les collectivités — famille, amis, enseignants, exploitants agricoles, pêcheurs, commerçants, médecins et autres personnes — pour survivre. Si nous regardons de plus près, nous constatons que nous ne dépendons pas seulement des collectivités humaines, mais aussi des collectivités naturelles, en particulier les océans et l’abondance de choses vivantes qu’ils contiennent.
De fait, les collectivités humaines et océaniques sont inséparables. Nous sommes reliés à l’océan par les cours d’eau et l’atmosphère, sans compter les produits océaniques qu’on retrouve sur les rayons des supermarchés et des pharmacies. De nombreuses espèces marines comme la grue blanche et l’arlequin plongeur, qui passent par nos collectivités lorsqu’elles migrent vers leurs aires de nidification, en été, ou leurs aires d’hivernage, sont d’autres exemples de l’infinité de façons dont la vie marine nous enrichit. Même notre patrimoine culturel nous relie à la mer. Malgré tout, nous continuons à mettre les collectivités marines en péril par des gestes qui les détruisent ou les polluent.
En reconnaissance de notre lien avec l’océan et du besoin urgent de conserver ce lien, nous avons créé ce module d’apprentissage. Il aidera vos élèves à découvrir comment leur survie dépend de la salubrité des mers, comment ils font partie d’une collectivité océanique et comment ils peuvent poser des gestes concrets pour protéger ces merveilleuses étendues d’eau qui leur donnent la vie.
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Comment utiliser ce guide
Pour de meilleurs résultats, commencez ce module d’apprentissage en jouant le jeu Sauvez votre collectivité océanique. Communiquez avec la FCF pour en obtenir un exemplaire. Cette activité enrichira vos élèves en leur révélant des renseignements importants sur les collectivités océaniques, leur valeur pour l’être humain et les problèmes de conservation qu’elles doivent affronter.
Faites les leçons 1 à 6 pour permettre à vos élèves d’approfondir leurs connaissances des concepts et des problèmes clés. À la fin de chaque leçon, discutez des points principaux (présentés dans chaque partie « Marche à suivre »), mettant l’accent sur les objectifs d’apprentissage importants, reliant les diverses leçons au thème général et préparant les élèves aux gestes responsables décrits dans les leçons 7 à 12.
Terminez le module en choisissant une leçon ou plus parmi les leçons 7 à 12, permettant ainsi aux élèves de passer à l’action en faveur des collectivités océaniques. Les leçons 7 à 11 sont axées sur des actions concernant la pollution, les déchets, la mise en valeur de l’habitat et la biodiversité. La leçon 12 sensibilise davantage les élèves aux questions générales de conservation des océans.
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Messages clés
Les activités de ce module d’apprentissage explorent les messages clés suivants :
- Tous les organismes, y compris les êtres humains, habitent dans des collectivités qui comprennent d’autres formes de vie avec lesquelles ils interagissent et dont ils dépendent. (Activité 1)
- Toutes les choses vivantes, y compris les êtres humains, comptent sur des habitats particuliers qui comprennent de l’eau propre et suffisamment d’espace. (Activité 2)
- Certains habitats océaniques importants comme les zones côtières, les plages, les marais salés et les estuaires sont également détruits par l’activité humaine. (Activité 2)
- Les gens dépendent des collectivités océaniques pour survivre; la salubrité des océans est essentielle pour nous tous. (Activité 3)
- Nous sommes physiquement reliés aux collectivités océaniques par les bassins hydrographiques et l’atmosphère. (Activité 4)
- Les collectivités humaines sont une des principales sources de contaminants dangereux qui entrent dans les océans par les bassins hydrographiques et l’atmosphère. (Activité 5)
- La bioaccumulation des contaminants peut atteindre des niveaux mortels dans certains organismes, perturbant et menaçant les collectivités océaniques, y compris les gens qui en dépendent. (Activité 6)
- Les collectivités humaines se partagent la responsabilité de la santé des collectivités océaniques et peuvent leur venir en aide en accomplissant des projets d’action. (Activités 7 à 11)
- Nous pouvons promouvoir la sensibilisation concernant les océans et encourager d’autres personnes à les conserver en faisant la publicité de nos initiatives favorables aux océans. (Activité 12)
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Résultats d’apprentissage
Les élèves pourront :
- comprendre que toutes les espèces, y compris les êtres humains, habitent dans des collectivités qui incluent d’autres formes de vie;
- reconnaître que toutes les choses vivantes ont besoin d’habitats particuliers qui comprennent de l’eau propre et suffisamment d’espace;
- déterminer les façons selon lesquelles les gens dépendent des collectivités océaniques;
- décrire le lien entre leur collectivité et l’océan et suivre le cheminement de leur lien physique avec la mer;
- découvrir les sources de pollution d’origine communautaire qui entrent dans les océans par les bassins hydrographiques et l’atmosphère;
- comprendre comment la bioaccumulation des contaminants menace les collectivités océaniques, y compris les êtres humains;
- décrire comment les activités humaines peuvent menacer des habitats marins;
- déterminer les façons selon lesquelles les collectivités humaines peuvent venir en aide aux collectivités océaniques en accomplissant des projets d’action;
- démontrer la bonne gérance des collectivités océaniques par la réalisation de projets d’action;
- promouvoir la sensibilisation concernant les océans et encourager d’autres personnes à les conserver en faisant la publicité des initiatives favorables aux océans.
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Liens au programme-cadre
En plus de modifier les attitudes concernant la gérance des océans, les plans de leçons de ce module correspondent aux objectifs éducatifs décrits dans le Cadre commun des résultats d’apprentissage, de la maternelle à la 12e année (Protocole pancanadien pour la collaboration en matière de programmes scolaires).
De la maternelle à la 3e année
- Besoins et caractéristiques des choses vivantes
- L’air et l’eau dans l’environnement
De la 4e à la 6e année
- Habitats et collectivités
- Diversité des choses vivantes
De la 7e à la 9e année
- Interactions avec les écosystèmes
- Réseaux aquatiques sur Terre
De la 10e à la 12e année
- Durabilité des écosystèmes
- Interactions parmi les choses vivantes
- Systèmes terrestres
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Notes à l’intention des enseignants
Ces notes vous donneront des renseignements généraux sur les principes écologiques et les problèmes de conservation touchant les océans.
Biodiversité
Biodiversité signifie « diversité biologique », ou variété de choses vivantes. On décrit habituellement la biodiversité en trois volets : la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes. On retrouve la biodiversité génétique au sein de chaque espèce ou population. Une espèce ou une population diverse sur le plan génétique comptera des membres qui présentent une gamme étendue de caractéristiques. Une diversité génétique étendue est ce qui permet à une espèce de s’adapter aux conditions changeantes au fil du temps. On entend par diversité des espèces la variété des espèces qu’on retrouve dans un endroit particulier. Cela permet d’avoir un réseau trophique plus complexe et, par conséquent, des écosystèmes plus résilients, puisque les bêtes pourraient avoir plusieurs choix de sources de nourriture. On entend par diversité des écosystèmes la variété des écosystèmes sur Terre. Plus la variété des écosystèmes est grande, plus la variété des formes de vie qui peuvent y habiter est grande.
Écosystèmes
Les écosystèmes comprennent les éléments vivants et non vivants d’un lieu, ainsi que les interactions entre ces éléments. Les éléments vivants d’un écosystème se composent de micro-organismes, de plantes et d’animaux (y compris les êtres humains). Les éléments non vivants comprennent les minéraux, le sol, l’eau et ainsi de suite. Les processus vitaux comme le cycle de carbone, le cycle de l’eau et le cycle de l’énergie font également partie d’écosystèmes sains. Les écosystèmes peuvent être de dimensions microscopiques ou énormes. Les écosystèmes de plus grandes tailles comprennent des plus petits écosystèmes. Par exemple, on peut dire que les océans de la Planète forment un énorme écosystème, et que les océans Pacifique, Atlantique et Arctique sont des écosystèmes plus petits qui en font partie. On pourrait aussi reconnaître que les récifs, les estuaires, les marais salés et les plages de la Planète sont tous des écosystèmes distincts.
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Habitat
L’habitat est le lieu où vit un animal ou une plante. Tous les organismes, y compris les êtres humains, ont besoin d’un habitat qui leur convient pour survivre. Les quatre principaux éléments de l’habitat sont la nourriture, l’eau, l’abri et l’espace. Les éléments de l’habitat pour un organisme océanique peuvent être très particuliers et éloignés les uns des autres. Par exemple, la grue blanche d’Amérique a besoin d’aires de nidification dans la toundra du Nord canadien durant l’été et de marais côtiers le long du Golfe du Mexique durant l’hiver. Elle a aussi besoin de sites d’alimentation et de repos durant le long trajet entre ses aires de nidification et d’hivernage. C’est pour cette raison que les terres humides des prairies sont des habitats importants pour cette espèce et que les collectivités humaines des prairies qui protègent les milieux humides font partie d’une collectivité océanique en santé. Les tortues de mer passent la majorité de leur vie en haute mer, mais sans les plages protégées où elles pondent leurs oeufs, elles ne peuvent survivre. De nombreux animaux marins, y compris les poissons, dépendent des habitats côtiers pour répondre à la totalité ou à une partie de leurs besoins. Malheureusement, ces endroits de l’océan sont les plus touchés par la pollution et les exploitations d’origine humaine.
Collectivités naturelles
Les collectivités naturelles sont des collections de choses vivantes qui partagent le même espace. Les plantes, les animaux et les micro-organismes qui habitent dans des collectivités naturelles ont tendance à dépendre les uns des autres, directement ou indirectement. Par exemple, les ours polaires dépendent directement des phoques qui constituent la majeure partie de leur alimentation, et indirectement, ils dépendent des poissons dont les phoques se nourrissent. Les ours polaires, les phoques et les poissons font partie d’une collectivité océanique de l’Arctique.
Bassins hydrographiques et bassins versants
Toutes les terres sont drainées par des réseaux qu’on appelle bassins hydrographiques, comprenant des ruisseaux, des lacs, des terres humides, des rivières et des fleuves qui finissent par se déverser dans l’océan. Les bassins versants locaux coulent ensemble et peuvent être considérés comme des bassins plus grands au niveau régional. Les bassins versants du Canada sont organisés en cinq principaux bassins hydrographiques, dont les frontières sont déterminées par l’étendue d’eau salée dans laquelle ils s’écoulent : le Pacifique, l’Atlantique, l’Arctique, la Baie d’Hudson et le Golfe du Mexique.
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Estuaires
Les estuaires sont des lieux où l’eau douce des fleuves et des rivières entrent en contact avec l’eau salée des océans. Le mélange de ces eaux et les rythmes quotidiens des marées montantes et descendantes créent des conditions uniques qui sont propices à la croissance rapide des plantes. Les estuaires sont des habitats critiques pour une riche diversité d’espèces. Les longues côtes du Canada sont bordées de milliers de cours d’eau de toutes les tailles, passant du plus petit ruisseau côtier au majestueux fleuve Saint-Laurent. L’ensemble des estuaires, petits et grands, forme un important atout écologique pour le Canada. Malheureusement, nos zones côtières, en particulier nos estuaires, sont de plus en plus perturbées par les exploitations humaines.
Bioaccumulation dans les réseaux trophiques
Certains poisons chimiques s’accumulent dans les espèces sauvages. Les scientifiques ont découvert ce phénomène appelé « bioaccumulation » lorsqu’ils ont remarqué que la concentration de certains produits chimiques dans le corps d’animaux était considérablement plus élevée que celle du milieu environnant. Ces teneurs étaient les plus élevées au sommet du réseau trophique. Plus il y avait de « maillons » dans la chaîne alimentaire, plus la teneur en poisons chimiques était élevée. De nombreux produits chimiques sont emmagasinés dans les tissus adipeux et éliminés par les animaux beaucoup plus lentement qu’ils ne sont consommés. Au cours de sa vie, un animal accumulera des poisons chimiques dont la teneur est beaucoup plus élevée que celle qu’on retrouve dans son environnement. Cette bioaccumulation se produit à chaque palier successif du réseau trophique. Les prédateurs, comme les ours polaires, les aigles et les êtres humains, sont au sommet de longs réseaux trophiques et accumulent parfois dans leur corps des produits chimiques toxiques dont la teneur est des centaines de fois plus élevée que celle du milieu où ils vivent. La bioaccumulation peut causer de très graves problèmes de santé, y compris le cancer.
Pollution marine
Quatre-vingt pour cent de la pollution marine provient d’activités humaines terrestres, en particulier des gens et des collectivités, et non des industries. Les polluants sont acheminés dans l’océan par les égouts, les cours d’eau et les courants atmosphériques.
Les eaux usées non traitées ou partiellement traitées provenant des égouts ménagers se retrouvent dans les cours d’eau. Le plus grave danger pour l’être humain est la contamination bactérienne et virale des fruits de mer, qui peut les transformer en mets mortels et entraîner la fermeture de l’industrie des pêches, qui a une grande importance économique.
Les polluants organiques persistants (POP) sont une catégorie de produits chimiques qui s’accumulent dans le réseau trophique et causent des tumeurs, des difformités, la perte de la capacité de reproduction et même la mortalité des plantes et des animaux, y compris l’être humain. Notons entre autres le DDT, les BPC et les dioxines. Les POP entrent dans l’environnement par les pesticides vaporisés sur les pelouses et les cultures, ainsi que par les produits chimiques industriels qui s’échappent des sites d’enfouissement. Ils sont transportés sur de longues distances par les cours d’eau, les courants océaniques et l’atmosphère. Les POP font du tort à la faune des océans comme les bélugas, les poissons, les phoques et même certaines espèces polaires comme l’ours blanc.
Les métaux lourds comme le mercure et le cadmium causent des problèmes similaires à ceux qui sont causés par les POP. Ils entrent dans l’environnement par les exploitations minières et les fonderies, par la combustion du charbon servant à la production d’électricité et par les procédés industriels des pâtes et papiers.
Le pétrole et les hydrocarbures sont nocifs pour les espèces aquatiques s’ils sont ingérés ou absorbés par la peau. Ils encrassent la fourrure et les plumes des espèces sauvages et étouffent les habitats aquatiques et les plages. Les hydrocarbures se retrouvent dans l’océan à la suite de déversements de pétrole en mer et d’activités d’origine terrestre, par l’écoulement des égouts pluviaux. Les collectivités urbaines rejettent environ 30 millions de litres d’hydrocarbures dans les écosystèmes aquatiques chaque année, tandis que les gens déversent nonchalamment de l’huile usée dans les égouts.
Les débris marins, en particulier les déchets de plastique, étouffent et enchevêtrent des espèces sauvages comme les tortues de mer, les baleines, les dauphins et les phoques. Ces débris entrent dans le milieu marin lorsqu’ils sont rejetés directement des navires ou déversés dans les cours d’eau provenant de décharges mal gérées.
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Destruction de l’habitat
La destruction de l’habitat côtier est une situation de plus en plus préoccupante. À mesure que les collectivités urbaines s’étendent, les habitats vulnérables comme les marais salés, les plages et les estuaires sont transformés pour faire place à des maisons, des ports et des installations récréatives. La perte d’habitats essentiels aux migrateurs marins est un autre danger important. Beaucoup d’espèces migratrices comme la sauvagine et les oiseaux de rivage utilisent les terres humides de l’intérieur pour faire escale durant leur migration. Le saumon remonte les rivières côtières pour parvenir aux habitats de frai. Souvent, on ne tient pas compte de l’importance de ces habitats parce que la faune n’y reste pas longtemps. Par conséquent, nous drainons les marais pour l’agriculture, nous construisons des barrages sur les rivières et nous exploitons les rivages pour y construire des condominiums et des marinas.
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