Activités Habitat 2000
Revitalisez un milieu humide
Créez un milieu humide
Étangs éphémères vitaux
Entretenez l'habitat des marais
salants
Revitalisez un milieu humide
Les milieux humides comprennent, parmi d'autres
merveilles d'eau stagnante, marécages, marais, étangs, fondrières,
tourbières et glaisières. Une multitude d'espèces, passant
du canard colvert au lézard d'eau, s'accouplent, pondent
leurs oeufs, éclosent, nagent, chassent et grandissent dans
ces habitats. Les milieux humides servent de filtres en
décomposant les eaux d'égout et les polluants, laissant
le sol et l'eau propres. Les quenouilles et les scirpes
absorbent les métaux toxiques comme le mercure et le plomb.
Les milieux humides absorbent la pluie et la neige comme
des éponges et aident à prévenir l'érosion et les inondations.
Chose étonnante, la création d'un mini-milieu humide dans
votre cour d'école est facile. Cela vous permettra d'attirer
une foule de bêtes mouillées et sauvages.
-
Choisissez un endroit convenable. Le terrain
de votre école pourrait déjà avoir un endroit détrempé
qui ne sèche jamais complètement. Consultez le personnel
d'entretien pour savoir si des dalots ou des tuyaux souterrains
ont été installés pour drainer l'endroit « problème ».
Si c'est le cas, demandez la permission de les faire enlever.
Puis, laissez ce milieu humide créer ses merveilles.
-
S'il n'y a pas d'endroit naturellement
mouillé dans votre cour d'école, créez-en un. Si c'est
possible, choisissez un endroit partiellement à l'ombre.
-
Marquez le contour du milieu humide que
vous désirez, vous servant d'une corde ou d'un tuyau d'arrosage.
Les dimensions importent peu, selon l'espace disponible
et l'énergie des bénévoles qui creusent l'endroit. Même
un petit milieu humide ajoutera une diversité faunique
surprenante.
-
Enlevez le gazon et creusez un trou de
30 à 90 cm de profondeur.
-
Garnissez le trou de plastique robuste.
S'il pleut beaucoup dans votre région, percez des trous
à plusieurs endroits dans la toile pour permettre un drainage
lent. Si votre site est naturellement détrempé, la toile
n'est pas nécessaire.
-
Étendez 5 cm de cailloux au fond du trou
ou sur la toile, puis 5 cm de tourbe humide et quelques
mottes de gazon. Assurez-vous que la tourbe est humide
au toucher lorsque vous ouvrez le sac. La tourbe sèche
qui s'émiette ne donnera pas de bons résultats.
-
Passons aux plantes. Utilisez toujours
des espèces indigènes des milieux humides. Ne les cueillez
pas dans la nature à moins qu'il ne s'agisse d'un chantier
de construction. Autrement, achetez les plantes dans une
pépinière réputée. Parmi les fleurs sauvages qui sont
florissantes de santé le long des lisières des zones humides,
citons la populage des marais, la lobélie du cardinal,
l'iris printanier, la pontédérie et les gentianes d'Andrews
et à calice. Vous pouvez aussi planter un ou deux arbustes
adaptés à l'humidité comme le cornouiller stolonifère
ou le bois-bouton commun, en bordure de votre petit milieu
humide.
Créez un milieu humide
Les milieux humides comprennent, parmi d'autres merveilles
d'eau stagnante, marécages, marais, étangs, fondrières, tourbières
et glaisières. Une multitude d'espèces, passant du canard
colvert au lézard d'eau, s'accouplent, pondent leurs oeufs,
éclosent, nagent, chassent et grandissent dans ces habitats.
Les milieux humides servent de filtres en décomposant les
eaux d'égout et les polluants, laissant le sol et l'eau propres.
Les quenouilles et les scirpes absorbent les métaux toxiques
comme le mercure et le plomb. Les milieux humides absorbent
la pluie et la neige comme des éponges et aident à prévenir
l'érosion et les inondations.
Chose étonnante, la création d'un mini-milieu humide dans
votre cour d'école est facile. Cela vous permettra d'attirer
une foule de bêtes mouillées et sauvages.
Choisissez un endroit convenable. Le terrain de votre école
pourrait déjà avoir un endroit détrempé qui ne sèche jamais
complètement. Consultez le personnel d'entretien pour savoir
si des dalots ou des tuyaux souterrains ont été installés
pour drainer l'endroit « problème ». Si c'est le cas, demandez
la permission de les faire enlever. Puis, laissez ce milieu
humide créer ses merveilles.
S'il n'y a pas d'endroit naturellement mouillé dans votre
cour d'école, créez-en un. Si c'est possible, choisissez un
endroit partiellement à l'ombre.
Marquez le contour du milieu humide que vous désirez, vous
servant d'une corde ou d'un tuyau d'arrosage. Les dimensions
importent peu, selon l'espace disponible et l'énergie des
bénévoles qui creusent l'endroit. Même un petit milieu humide
ajoutera une diversité faunique surprenante
Enlevez le gazon et creusez un trou de 30 à 90 cm de profondeur.
Garnissez le trou de plastique robuste. S'il pleut beaucoup
dans votre région, percez des trous à plusieurs endroits dans
la toile pour permettre un drainage lent. Si votre site est
naturellement détrempé, la toile n'est pas nécessaire.
Étendez 5 cm de cailloux au fond du trou ou sur la toile,
puis 5 cm de tourbe humide et quelques mottes de gazon. Assurez-vous
que la tourbe est humide au toucher lorsque vous ouvrez le
sac. La tourbe sèche qui s'émiette ne donnera pas de bons
résultats.
Passons aux plantes. Utilisez toujours des espèces indigènes
des milieux humides. Ne les cueillez pas dans la nature à
moins qu'il ne s'agisse d'un chantier de construction. Autrement,
achetez les plantes dans ~ une pépinière réputée. Parmi les
fleurs sauvages qui sont florissantes de santé le long des
lisières des zones humides, citons la populage des marais,
la lob élie du cardinal, l'iris printanier, la pontédérie
et les gentianes d'Andrews et à calice. Vous pouvez aussi
planter un ou deux arbustes adaptés à l'humidité comme le
cornouiller stolonifère ou le bois-bouton commun, en bordure
de votre petit milieu humide.
Étangs éphémères vitaux
Les étangs éphémères sont des milieux humides temporaires
formés dans des dépressions du terrain, grâce à la pluie ou
à la fonte printanière de la neige. Certains sont de la taille
d'une flaque d'eau. D'autres, comme les puits naturels des
prairies, sont relativement grands. Ces lieux détrempés de
courte durée se dessèchent quelques jours après leur apparition,
ou jusqu'à trois ou quatre mois plus tard. Pourtant, ils sont
essentiels aux cycles de vie de nombreux batraciens et invertébrés.
La salamandre bistrée en péril et le crapaud pieds-de-bêche
comptent tous les deux sur les étangs éphémères pour s'accoupler.
Une foule d'autres espèces sauvages comme les minuscules anos-
tracés transparents et les araignées d'eau vivent également
à temps partiel dans les étangs éphémères. Lorsque l'eau s'assèche,
certains habitants s'en vont tout simplement ailleurs. Avec
un peu de chance, les tétards seront devenus de petits crapauds,
prêts à faire le saut à la prochaine étape de leur vie. La
survie est une course contre la montre pour les habitants
de ces étangs, mais l'absence de prédateurs, comme les poissons
et les reptiles habitant dans les étendues d'eau permanentes,
en vaut la peine.
Pour rendre le défi encore plus grand, ces habitats critiques
disparaissent à cause de l'expansion des banlieues. Les grands
étangs éphémères, comme les puits naturels des prairies, sont
souvent considérés comme des terres inutiles et ils sont alors
drainés et cultivés. Ailleurs, les étangs éphémères sont «
améliorés » par le dragage et l'empoissonnement. Le bétail
et les véhicules tout-terrain peuvent écraser les habitants
de ces étangs et créer de la boue qui bloque les branchies
des larves des salamandres et le tétards.
Les étangs éphémères ne sont pas protégés ni reconnus par
le Système de classification des terres humides du Canada.
Vous pouvez aider énormément ces bêtes aquatiques en vous
renseignant sur ces endroits spéciaux et en sensibilisant
le public. Adressez-vous à des naturalistes et à des biologistes
pour obtenir plus de renseignements. Visitez un étang éphémère
ce printemps. Préparez et distribuez des fiches de renseignements
afin d'alerter les propriétaires fonciers, les promoteurs-constructeurs,
les écoles et les groupes communautaires de l'importance de
ces habitats.
Entretenez l'habitat des marais salants
Les marais salants figurent parmi les plus productifs des
habitats terrestres. Ces milieux humides côtiers naissent
au confluent de l'eau douce rehaussant d'éléments nutritifs
et de l'eau salée où se crée une riche bouillie biologique.
Les végétaux bourgeonnent dans les marais salants, agissent
comme agent de filtration des polluants dans l'eau et fournissent
nourriture et abris à une ribambelle d'espèces sauvages, du
protozoaire unicellulaire aux grands mammifères. Ces habitats
servent également de frayères et de nourriceries à un éventail
de poissons et de crustacés. Les oiseaux migrateurs comme
les oies, les canards et les oiseaux de rivage dépendent entièrement
des chapelets de marais salants comme points d'arrêt où ils
peuvent prendre un regain de force en cours de migration entre
leur aire de nidification et leur zone d'hivernage. l'ensemble
de ces espèces s'entremêlent dans un réseau alimentaire complexe.
L'élément vital par excellence dans un marais salant est
la végétation. Des herbes particulières tolèrent les concentrations
élevées de sel et l'impact du flux et du reflux des marées;
leurs racines renferment en une masse la boue molle, rassemblant
et retenant le matériel organique qui crée un réseau. Les
espèces végétales fournissent également nourriture et abris
à plusieurs espèces fauniques. Désolant toutefois d'apprendre
qu'elles sont en difficulté - littéralement, elles perdent
du terrain.
Des forces naturelles comme les hautes vagues et les raz
de marée; les répercussions des activités humaines comme l'agriculture,
et l'expansion urbaine et industrielle; et l'élévation du
niveau de la mer causée par le réchauffement de la Terre tuent
et déracinent la végétation et entraînent l'érosion de la
terre boueuse. La disparition constante des marais salants
mettent la sauvagine migratrice et plusieurs autres espèces
en péril.
Étant donné que les plantes jouent un rôle si important pouf
ces écosystèmes, l'ajout de plantes est la meilleure façon
de participer à la viabilité de l'habitat des marais salants.
Choisissez des plantes indigènes adaptées à l'environnement
d'un marais salant - celles qui s'enracinent dans le sol vaseux
tout en procurant une source prolifique de nourriture et d'abris
à une multitude d'espèces. Le choix variera d'une région à
l'autre, comme il est indiqué ci-après :
- Sur la côte est : agalinis maritime, liseron des haies,
Cotula corenopifolia, ketmie des marais, houx glabre,
houx verticillé, lavende de mer, salicorne, verge d'or toujours
verte, spartine à fleurs alternes (herbe salée), spartine
étalée, suéda maritime et germandrée du Canada.
- Sur la côte ouest : belle dame, carex, cuscute, deschampsie
cespiteuse, grindélie squarreuse, jonc de la Baltique, Juncus
lesueurii, aralie épineuse, rumex occidental, Sdrpus
cernuus et trèfle intermédiaire.
- Sur les deux côtes : agrostide blanche, uni ola paniculée,
fétuque rouge, glaux maritime, éléocharide, jonc de gérard,
roseaux, plantain maritime, puccinellie, ruppie maritime
(persil d'eau), scirpe maritime, scirpus robustus, beckmanie
à écailles, spergulaire rouge, mouron des oiseaux et troscart
maritime.
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