Activités Habitat 2000
Il est fort probable que les salamandres, les cerfs, les
hiboux, les saumons, les chauves-souris et les polatouches
ne sont pas les premières choses qui vous viennent à l'esprit
lorsque vous pensez à la vie dans la ville. Beaucoup de rivières
et de cours d'eau urbains ont été canalisés ou remplacés par
des conduites de vidange ou des ponceaux. Les champs, les
forêts et les marécages qui foisonnaient autrefois d'espèces
sauvages ont été remplacés par des aménagements industriels
et des quartiers résidentiels. Beaucoup de villages et de
villes ont déversé des eaux usées non traitées directement
dans les rivières et l'océan.
Toutefois, il existe encore de riches habitats sur les rives
de certaines villes comme Vancouver, Montréal et Charlottetown.
Le plus grand parc urbain en Amérique du Nord est situé le
long de la rivière Rouge, un écosystème essentiellement à
l'état sauvage près de Toronto. Voici quelques suggestions
sur des moyens de récupérer un rivage urbain pour les espèces
sauvages :
- Organisez une croisade de nettoyage des berges.
Les sacs de plastique, les mégots de cigarettes, les porte-canettes
de plastique, les morceaux de verre et autres débris ont
des effets désastreux sur les espèces qui s'étouffent en
méprenant les déchets pour de la nourriture ou qui s'emmêlent
dans ces débris et se blessent. Les gros débris comme les
moteurs d'auto- mobiles et les appareils ménagers peuvent
endommager les habitats d'espèces comme le rat musqué, la
tortue et la truite. Vérifiez les lieux régulièrement après
le nettoyage.
- Modifiez l'entretien du gazon. Les méthodes conventionnelles
d'aménagements paysagers comportant de vastes étendues de
gazon jusqu'au bord de l'eau, ainsi que la disparition des
plantes indigènes, entraînent l'érosion et éliminent les
habitats fauniques. Les pesticides utilisés sur les gazons
de la ville et des parcs s'infiltrent dans les cours d'eau,
où ils tuent des plantes et des insectes indispensables,
tandis que les engrais empoisonnent les écosystèmes aquatiques
en causant la prolifération des algues. Informez les gens
qui demeurent au bord de l'eau et les responsables des parcs
municipaux de l'effet de leurs actions. Ils refuseront probablement
de transformer une partie de leur gazon en zone tampon riveraine,
mais ils pourraient accepter de laisser pousser une bande
de gazon le long du rivage. Les souris et les campagnols
pourront se promener dans cette jungle miniature, les lapins
grignoter du trèfle et des herbages, puis les hirondelles
attraper des insectes volants.
- La meilleure amie d'un rivage, test une zone de
transition ! La lisière de végétation décrite à la page
12 n'est probablement pas pratique sur un rivage urbain.
Par contre, un pré riverain peut offrir gîte et nourriture
aux insectes pollinisateurs, aux oiseaux nichant au sol
et à un nombre incalculable d'autres espèces, tout en gardant
les pesticides et les engrais à l'écart des cours d'eau.
Transformez un parterre gazonné, méticuleuse- ment entretenu
et nourri aux produits chimiques, en une collectivité naturelle
d'herbages et de fleurs sauvages. Labourez le terrain à
une profondeur de 15 à 20 cm. Au printemps, semez des graines
de trèfle, fétuque, panic raide, aster, lupin, asclépiade
tubéreuse, ou d'autres plantes adaptées à votre région.
Évitez d'utiliser les mélanges commerciaux de fleurs sauvages,
qui contiennent souvent des espèces envahissantes.
- Utilisez des affiches. Placez des affiches le long
des berges invitant les cyclistes à demeurer sur les pistes
cyclables, les passants à protéger l'écosystème et les autres
visiteurs à ne pas y laisser de déchets.
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