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Activités Sous zéro

 

Vêtu comme un ours blanc

Niveau : de la maternelle à la 6e année
Disciplines : études sociales, langue, mathématiques, sciences
Aptitudes : analyse, application, communication, comparaison, description, discussion, établissement de correspondance, inférence, lecture, mesurage, recherche, remue- méninges, résolution de problèmes, travail en petit groupe
Durée : de deux à trois périodes de 45 minutes
Importance du groupe : de 20 à 30 élèves
Cadre : à l'extérieur et à l'intérieur Liens au programme-cadre : 4a, 4b, 4c, 4d, 5a, 5c
Vocabulaire clé : adaptations, chionophile, diète, graisse du tissu sous-cutané, jarres, kamiks, parka, pelage, pléistocène, sous-poil duveteux

Objectif
Les élèves devraient pouvoir :

1) Établir une liste de certaines adaptations de l'ours blanc au climat arctique;
2) Créer un vêtement d'hiver pour eux fondé sur ce qu'ils ont appris au sujet des ours blancs;
3) Comprendre et expliquer le processus biologique permettant de conserver sa chaleur.

 

Activité
Les élèves font des recherches et déterminent les vêtements d'hiver qui conviennent le mieux à l'être humain.

Contexte
Les ours blancs, appelés aussi ours polaires, vivent dans le milieu Arctique depuis qu'ils se sont développés à partir des grizzlis côtiers vers la fin de l'ère pléistocène, il y a environ 200 000 ans. Au cours de cette évolution, les ours blancs ont développé des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales à la vie sur les terres gelées. Les espèces comme les ours polaires, qui se sont adaptés particulièrement à la survie en hiver, sont appelées chionophiles, ce qui signifie en latin des espèces qui aiment l'hiver.

L'ours blanc est très bien habillé pour l'hiver, grâce à ses trois « manteaux ». Le premier est une fourrure imperméable composée de poils huileux appelés jarres. Ces poils semblent être de couleur blanche ou jaune crème, mais en réalité ils sont transparents et creux. Leur couleur est la réflexion de la lumière visible. Ces poils reflètent la chaleur rayonnante du soleil sur la peau noire de l'ours. Le second est composé de sous-poils duveteux très épais qui recouvrent de près la peau de l'animal comme de longs sous-vêtements. Sous la peau noire se trouve le troisième manteau, une épaisse couche isolante de graisse sous-cutanée qui conserve la chaleur de ses organes vitaux.

L'ours polaire a beaucoup d'autres adaptations pratiques. Ses oreilles et sa queue sont relativement petites, donc moins exposées aux engelures. Ses larges pattes silencieuses, aux orteils palmés, chaussées de fourrure épaisse, lui permettent de chasser ses proies en silence « à l'affût », de demeurer au chaud, de marcher sur la neige et de nager. Pour éviter d'avoir froid, l'ours blanc s'ébroue vigoureusement dès qu'il sort de l'eau.

En hiver, sa nourriture principale est le phoque, en particulier le phoque annelé. Souvent, l'ours blanc ne mange pas la viande de sa proie et dévore seulement la graisse riche en énergie. (Des espèces comme les renards arctiques et les corbeaux qui suivent les ours mangent les restes !) (Mammals of the Canadian Wild.) Les ours blancs peuvent digérer la graisse et les protéines avec beaucoup d'efficacité. Selon le niveau d'activité, la température et le fait qu'ils mangent ou qu'ils ont faim, leur rythme métabolique fluctue énormément. Les femelles jeûnent pendant huit mois durant l'hiver lorsqu'elles sont gestantes et mettent bas ! Elles s'y préparent en mangeant du phoque à satiété du mois d'avril jusqu'au début de juillet, augmentant leur graisse corporelle de 50 % ou plus. (National Geographic, Jan. 1998, "Polar Bears".).

Il peut faire trop chaud durant l'été dans l'Arctique pour ces ours bien isolés ! On a découvert des tanières où les ours blancs ont creusé des fosses profondes dans le pergélisol pour se rafraîchir. On croit que les ours polaires se servent de ces tanières depuis des centaines d'années.

Traditionnellement, les Inuit ont utilisé l'ours blanc à leur avantage. Les peaux ont servi à faire des mitaines, des kamiks ou bottes et des pantalons. Parfois, des bottillons de protection étaient fabriqués de sorte que la fourrure soit à l'extérieur, afin d'assourdir le bruit de leurs pas lorsqu'ils chassent le phoque. L'huile du pelage ou de la fourrure est utilisée pour lubrifier les patins des traîneaux afin qu'ils glissent plus facilement sur la neige. Même de nos jours, nous pouvons apprendre beaucoup des animaux en ce qui concerne les façons de s'habiller et de se déplacer dans le froid et la neige.

Le corps humain possède ses propres techniques de survie. À mesure que la température diminue, l'objectif principal du corps est de conserver au chaud les principaux organes, le cerveau, le coeur et les poumons. Les vaisseaux sanguins à la surface de la peau se contractent pour conserver le sang chaud à l'intérieur du corps. C'est pourquoi le froid se fait sentir sur les pieds et les mains, tandis que le sang chaud s'en éloigne. Le corps perd 40 % de sa chaleur par les extrémités — la tête, les mains et les pieds.

Comme un poêle à bois qui doit être alimenté de combustible, votre corps a besoin de combustible pour conserver sa chaleur. Toutefois, au lieu de brûler du bois, il brûle de la nourriture et des réserves de gras. En hiver, vous devez manger plus d'aliments riches en énergie qu'en été. Le corps peut aussi produire de la chaleur en grelottant. Cela fait bouger les muscles et aide à les réchauffer. Et bien sûr, plus vous bougez, plus vous vous réchauffez.

Saviez-vous que lorsque vous portez un chapeau, vous aidez vos pieds à conserver leur chaleur ? C'est parce que si votre tête est découverte, plus de sang se dirige vers votre tête pour garder votre cerveau au chaud. Dès que vous gardez votre tête bien au chaud, le sang peut circuler vers des endroits moins essentiels, comme vos pieds.

C'est une bonne idée de porter des bottes suffisamment grandes pour vous permettre d'enfiler une seconde paire de bas. En outre, les bottes qui ne sont pas serrées permettent au sang de mieux circuler.

Vous avez peut-être remarqué que les mitaines sont plus chaudes que les gants. Les doigts restent plus chauds s'ils peuvent se serrer les uns contre les autres. Aussi, les mitaines retiennent de l'air et offrent une meilleure isolation. L'idéal, c'est de porter des mitaines superposées, la couche extérieure protège de l'eau ou du vent et la mitaine intérieure en tissu douillet garde les doigts bien au chaud.

Superposez aussi vos vêtements. Cela crée des poches d'air qui retiennent l'air chaud près du corps. Comme le pelage de l'ours blanc, vous devriez avoir une couche isolante près de la peau et une couche extérieure à l'épreuve du vent et de l'eau.

Matériel nécessaire
Ciseaux; grandes feuilles de papier brun ou de couleur; crayons; crayons à dessiner; échantillons de différentes fourrures (facultatif); images de divers animaux à fourrure; caleçons-combinaisons; thermomètres; bottes; bottes intérieures; mukluks; parkas; kamiks; mitaines; tuques; écharpes; chandail léger; maillot de corps; guide de l'Ambulance Saint-Jean, des Guides et des Scouts pour des suggestions sur l'équipement d'hiver; veste de nylon; images d'aliments des divers groupes alimentaires (pour une des variantes).

Marche à suivre
1) Examinez différents genres de poils utilisant l'ours blanc ou la caribou à titre d'exemple. Expliquez comment les jarres ou poils extérieurs sont longs, à l'épreuve de l'eau, grossiers et creux (cette dernière caractéristique est visible au microscope en tranchant un poil de caribou en diagonale). Puis, discutez du sous-poil duveteux très épais près de la peau (comme un tampon d'ouate). Cette couche emprisonne de l'air pour offrir une meilleure isolation.

2) Examinez les poils et les autres caractéristiques physiques qui aident l'ours polaire à survivre. Par exemple, en examinant des images ou des fourrures, discutez des parties de l'ours blanc qui sont recouvertes de poils et de l'utilité de ces poils dans le climat arctique. Discutez également comment les larges pattes de l'ours l'aident à marcher sur la neige.

3) Discutez pourquoi les ours blancs ont besoin d'une couche de graisse, souvent de 3 à 10 cm d'épaisseur.

4) Faites une séance de remue-méninges pour discuter des genres de vêtements dont nous avons besoin pour nous garder bien au chaud quand il fait très froid. Divisez les élèves en groupes de quatre et attribuez à chaque groupe une partie du corps qu'ils doivent habiller : la tête, les pieds, le corps ou les mains. Accordez aux groupes le temps nécessaire pour planifier quels vêtements ils devront apporter le lendemain.

5) Le jour suivant, tracez le contour d'un volontaire couché sur la grande feuille de papier brun. Ensuite, découpez le long de la ligne tracée, puis demandez à chaque groupe de placer les vêtements les plus appropriés sur le dessin. Discutez des choix de vêtements.

6) Le lendemain, demandez aux élèves de s'habiller pour le plein air en se fondant sur ce qu'ils ont appris jusqu'à présent. Une fois à l'extérieur, demandez à des élèves de se tenir debout sans bouger pendant 15 minutes et d'observer comment leur corps réagit. En même temps, les autres élèves peuvent se déplacer sans arrêter. Au bout de 15 minutes, demandez aux élèves des deux groupes de mesurer la température de leur peau protégée par les vêtements ainsi qu'aux endroits qui sont exposés à l'air. De retour en classe, discutez des réactions du corps pour chaque groupe. Demandez aux élèves s'ils feraient des modifications à leurs choix de vêtements, et pour quelles raisons ?

Variantes
Pour la maternelle à la 3e année :

1) Faites une liste de vêtements d'hiver — chandails, habits de neige, tuques, etc.
2) Demandez aux élèves d'établir la correspondance entre chaque mot et le vêtement pertinent.
3) Demandez aux élèves d'établir la correspondance entre chaque vêtement et la partie du corps pertinente.
4) Nommez des aliments nutritifs à haute énergie que mangent les ours blancs et les êtres humains.

Pour la 4e à la 6e année :

1) Demandez aux élèves de faire des recherches concernant une variété de fibres vestimentaires et leur efficacité dans un climat froid.
2) Demandez aux élèves de faire des recherches et d'établir une liste d'aliments nutritifs à haute énergie. Ensuite, demandez-leur de planifier un menu et de préparer un déjeuner d'hiver à haute énergie pour eux-mêmes ou pour une autre classe.

Autres possibilités
1) Vérifiez la rétention de chaleur d'objets blancs et d'objets noirs.

2) Vérifiez le coton, la laine et les tissus synthétiques pour déterminer lequel demeure le plus chaud lorsqu'il est mouillé.

3) Invitez un aîné, un chasseur ou un membre du personnel d'un musée afin de montrer aux élèves des vêtements d'hiver traditionnels.

Évaluation
1) Les élèves démontreront ce qu'ils ont appris en s'habillant convenablement durant les temps froids.

2) Décrivez au moins quatre façons dont l'ours blanc s'est adapté afin de survivre en hiver.

 

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